"La maison d'Alanic"

Billets d'humeur d'une quinqua lambda qui veut vous faire partager ses coups de coeur, ses coups de gueule, ses passions, sa vie...

29 novembre 2009

Hello !

Bonjour !

Comment allez-vous ?

Ici il fait froid et il pleut.... beurk ....

Quoi de neuf ?

Ben je suis ravie de savoir que petite fourmi est enfin installée dans son nid d'aigle... Génial pour elle ! La vie lui sera enfin plus belle !

Il y a 15 jours nous sommes allés passer le WE à la Rochelle.... Mari-chéri devait partir le vendredi matin pour aller voir un client et il m'a dit :" Je t'emmène, ça ne nous coûtera pas plus cher!...."

Nous avons loué un Maéva, mais pas terrible celui-là !!!! Je ne le recommanderais pas : minuscule pièce à vivre et lit pas confortable... même à deux on n'avait guère d'espace et pourtant c'était prévu pour 4.....

Bon mais nous avons passé un bon week-end au bord de la mer et parcouru la ville et la côte ! Et c'était le dernier beau Week-end ensoleillé.

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Et voilà ! Un petit aperçu de cette ville fortifiée !

Nous allons bientôt être à Noël !!!! Je déteste cette fête ! C'est le lot de toutes les familles "éclatées" je pense !

Nous ferons, comme d'habitude, un petit repas amélioré avec mamie... et on se choisira une bonne K7.....

Vivement le 2 Janvier , Na !...

Posté par Nicky49 à 14:04 - Mon sweet-home ! - Commentaires [38] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


08 novembre 2009

Salut les Copains il y a 50 ans !....

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Salut Les Copains

                  

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Que l’émission se soit arrêtée au lendemain de mai 1968 n’est pas non plus un hasard, dépassée parce qu’elle avait mis en place au fil des jours, inspirations et expressions de la jeunesse d’alors, via ses idoles et ses journalistes, premiers dans la rue pour couvrir les événements parisiens du joli mois de mai.

L’invention de la jeunesse…

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Cela donne une ouverture panoramique sur les dernières années du gaullisme français et de l’apparition de la jeunesse comme nouvelle catégorie de consommateurs qui laisse filtrer par la voix de ses idoles la fin du conformisme et un certain éveil à la liberté qui mènera à la gueule de bois des années 70, en fin des illusions. Comme le rappelle Jean-Marie Périer, alors photographe du magazine : "Les années 70 sont l'âge adulte des années 60. L'arrivée des drogues dures a changé la donne. Disons que c'est la fin de l'innocence. Quant à la culture pop, le terme est un peu vague, c'est surtout l'arrivée du business. On passait aux choses sérieuses, la fête était finie."

Mais le 19 octobre 1959, entre 17h et 19h, Daniel Filipacchi, 31 ans, fan de jazz, s’inspirant d’une chanson éponyme et prémonitoire du tandem Bécaud/Delanoë ouvre l’antenne en parlant de ce qui fait date, l‘apparition du phénomène jeune traité avec beaucoup de musique enchaînée. Cette musique qui mélange hits anglais et hexagonaux, avec de la pub en rapport avec la cible, des interviews, rubriques et des commentaires. En sus, on y invite les idoles et on y trouvera souvent Johnny, Sylvie, Sheila ou Monty venant parler en toute franchise et innocence de leurs préoccupations, succès et mode de vie, quitte à participer aux jingles d’antenne auto-référentiels, le premier étant signé du frère de Sylvie, Eddie Vartan.

La fameuse photo de Périer, dos de pochette du coffret DVD, rassemblant toutes les idoles des sixties affirme le puzzle social de ces années, un assemblage noir et blanc, en couleurs qui mixe classes sociales et points de vue, qui différaient de Françoise Hardy à Sylvie Vartan, en passant par Sheila : "Elles représentaient toutes des jeunes filles différentes de la société française. Sheila, quoique l'on pense de ses chansons n'était pas une bourgeoise déguisée, c'était une vraie prolo et sa sincérité touchait beaucoup de filles. France et Sylvie ressemblaient à ce que les jeunes filles voulaient ressembler. Françoise était différente, d'abord parce qu'elle écrivait elle-même ses chansons. La perception qu'on en avait en France était celle d'une jeune fille un peu triste, une sorte de suite de Marie-José Neuville. Alors qu'en Angleterre, elle était considérée comme une image de mode. Je n'y suis peut-être pas pour rien, encore qu'on ne fabrique jamais personne. Au fond, c'était la première fois qu'il n'y avait aucune distance entre les artistes sur scène et le public dans la salle."

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Salut les Copains, Mademoiselle Age Tendre, le concept global

Périer encore : "Le premier numéro (de Salut les Copains) a été tiré à 100 000 exemplaires. La panique dans les kiosques a obligé Daniel Filipacchi à en tirer 100 000 autres trois jours après. Aucun de nous n'imaginait que le journal tirerait à 1 000 000 d'exemplaires un an plus tard. Johnny était en couverture. L'aventure du journal et de l'émission a commencé par lui. C'est pourquoi sur la photo des 46 chanteurs, je l'avais mis plus haut que les autres, c'était légitime. Au début, Daniel pensait faire un "Fab-magazine" comme il en existait aux USA, à savoir à base de portraits d'artistes provenant des maisons de disques. Dès le N°2, il nous a laissé faire, moi et aussi les autres photographes, et c'est ainsi qu'avec Régis Pagniez, le directeur artistique, on a cherché à faire le plus beau journal possible avec des idées et une maquette en avance pour l'époque. Nos exemples étaient Life et LOOK magazine. En douze ans, Daniel m'a laissé une totale liberté, tant artistique que financière. Tout ce qui me passait par la tête, je l'ai fait. Il ne m'a jamais freiné. Son seul conseil dès le début : "Fais en sorte que tes photos déplaisent aux parents." Concept on ne peut plus pertinent. C'est d'ailleurs la première fois dans l'histoire du monde que des enfants gagnaient plus que leurs parents. Quand Johnny cassait une Ferrari, il dépensait plus que ce que son père gagnait en dix ans (encore que le père de Jojo ne soit pas le bon exemple). Le journal, comme l'émission, cristallise la naissance de l'adolescence. Grâce à l'arrivée de James Dean et d'Elvis Presley aux USA et de Johnny Hallyday en France, les gens ont réalisé que les jeunes avaient une identité propre. Avec leur musique, leurs danses, leur façon de s'habiller et leur argent de poche. Donc c'était un marché."

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Moi dans ma chambre, à Paris. Je vivais dans un foyer de jeunes filles, avenue Monceau ! On disposait d'un petit box et on pouvait le décorer. Au mur, à gauche, Sheila.... au milieu Claude François .... Toute une époque que je suis heureuse d'avoir connue...

Parler de concept à ce niveau-là, c’est arriver à toute la culture jeune de l’époque et à la déclinaison féminine de l’émission Mademoiselle Age Tendre, qui avait bien sûr les mêmes finalités. Périer toujours : "Les équipes se mélangeaient, mais c'était ma sœur Anne-Marie qui le dirigeait." On parle alors gaieté, insouciance, innocence et modernité : "Ces quatre mots représentent bien la génération des années 60, la première du siècle à ne pas avoir connu la guerre. Les photos du journal étaient destinées à être épinglées sur les murs des chambrettes des ados, c'est pourquoi elles étaient en couleur. Ce qui est drôle, c'est qu'à l'époque comme aujourd'hui d'ailleurs, les photographes faisaient surtout du noir et blanc pour faire "artiste". Résultat, je me retrouve aujourd'hui à être un des rares à posséder des images en couleurs, c'est assez cocasse."

Sachant que le contenu des magazines dépendait étroitement du hit-parade de l’émission cela permettait des couvertures synchro qui, avec le recul, témoignent des évolutions de la société. On a la nette impression en regardant les couv's des mags que le vent qui va souffler en 68 est contenu dans ces pages, avec l'affichage de la découverte de la liberté qui va devenir de plus en plus présent à partir d'Antoine et de Polnareff. "Et Dutronc ! Il est le premier à mettre des textes "qui disent des choses" contrairement à la première vague qui traduisait des chansons américaines - Françoise mise à part. Et puis, lui, il avait vraiment l'air français. Effectivement Antoine et Polnareff annonçaient sans le savoir une certaine forme de liberté qui explosera en 68, parce qu'il y avait chez eux un côté étudiant des universités américaines. Et leurs paroles étaient aussi un peu plus recherchées." ajoute Jean-Marie Périer.

Marché de la nostalgie ?

Enfin, Filipacchi, fan de jazz mais à l’affût des musiques nouvelles des charts anglo-saxons (avec ses programmateurs successifs et ses journalistes), saura pleinement mixer succès d’ici et d’ailleurs, ce qui dans les DVD, comme sur la compilation donne un patchwork intéressant de yéyé, pop anglaise, puis rock et soul américain vraiment décoiffant dans lequel on trouve aussi bien des disparus que Johnny Hallyday, et diverses incarnations tels que Sheila, Sylvie, Françoise, Dutronc, Polnareff, Nino Ferrer, ou le Spencer Davis Group, Jimi Hendrix voire le fabuleux Otis Redding (en toute fin du troisième DVD).

Pas besoin de panégyrique à Salut les Copains, juste effectuer une plongée dans ces années-là avec les divers supports à disposition. Un temps où Michel Brillié (jeune journaliste de l’émission et futur directeur des programmes de la station) peut promener les Beatles sur les Champs Elysées pour les amener au studio de la rue François 1er... Essayez d’imaginer simplement Prince le faire aujourd’hui…  C’était le temps des copains de l’innocence et il est bien loin. Aucune nostalgie à avoir cependant, puisque tout est là, même une interview du maestro de l’émission, Filipacchi lui-même… Plongez et vous aurez un aperçu des 60’s : subtil, frais et niais à la fois. Incomparable !

Et moi j'ai la nostalgie de ces années là ! ... Années où tout était insouciance, légèreté, espoir et rêves ....

Posté par Nicky49 à 19:00 - Oh yé !!!! - Commentaires [56] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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